Elle s’était souvent dit que le mariage se résumait à une succession de défaites et de victoires, et fonctionnait mieux si les femmes subissaient les défaites, car, apparemment, les hommes ne supportaient pas les revers et ne développaient aucune propension à les accepter.
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- Il apparait que les hommes ordinaires prennent des épouses parce que la possession n’est possible que par le mariage, et que les femmes ordinaires acceptent les maris parce que le mariage est impossible sans la possession.
- Peut-être n’ai-je pas dessiné de tableau qui montre plus que celui-ci combien le mariage indissoluble est indispensable aux sociétés européennes, quels sont les malheurs de la faiblesse féminine, et quels dangers comporte l’intérêt personnel quand il est sans frein.
- Une femme perd toujours dans un premier mariage les plus beaux jours de la jeunesse, et par le divorce elle donne aux sots quelque chose à dire contre elle.
- Mesdames, un deuxième conseil : ne vous mariez point; le mariage est une greffe; cela prend bien ou mal; fuyez ce risque.
- Je crois que les femmes sont faites pour être mariées... Et que les hommes sont faits pour être célibataires. C’est de là que vient tout le mal !
- De nombreux hommes doivent leur succès à leur première femme et leur seconde femme à leur succès.
- La chose la plus importante à propos du mariage est que l’homme ne doit pas laisser la femme se sentir opprimée simplement parce qu’elle est une femme et qu’il est un homme.
- Si le mariage diminue l’homme, presque toujours il annihile la femme.
- La faiblesse de la femme, et non le mérite de l’homme, remporte le plus souvent la victoire du prétendant.
- L’amour ne laisse pas de pâtir des lâchetés qu’il suggère. Sa seule chance de persister dans le mariage est que l’on soit l’un envers l’autre comme si on ne s’aimait pas.
- Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d’avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l’instinct viril. Juste crainte, mais qui n’est pas moins fondée pour la femme.
- La vraie promotion de la femme n’est pas dans le surcroît de parures dont les hommes, tandis que leur niveau de vie s’élevait, revêtirent les femmes. Elle n’est pas dans les apparences de pouvoir qu’ils leur abandonnèrent afin de les mieux dominer. Elle n’est pas dans les simagrées du jeu d’amour courtois.
- On marie les femmes avant qu’elles soient rien et qu’elles puissent rien être. Un mari n’est qu’une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
- Qu’une femme soit à la fois coquette et dévote, c’est plus que ne peut supporter le plus humble des maris; elle devrait heureusement choisir entre les deux.
- Tenez, je vais faire une comparaison bien vulgaire. Pourquoi beaucoup de femmes prennent-elles pour amants des hommes qui ne valent pas leurs maris ?... Parce que le plus grand charme de l’amour est l’attrait affriandant du fruit défendu.