Il était la lumière et la beauté, et il était le mal.
Source : Le Banquet
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
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Contrairement à l’adage célèbre, la beauté n’est pas une promesse de bonheur mais une certitude de désastre. Les êtres beaux, hommes ou femmes, sont des dieux descendus parmi nous et qui nous narguent de leur perfection. Là où ils passent, ils sèment la division, le malheur et renvoient chacun à sa médiocrité. La beauté est peut-être une lumière mais qui approfondit la nuit ; elle nous soulève très haut et nous dépose ensuite si bas qu’on regrette de l’avoir approchée.
Le mal est un mystère plus profond que le bien car, dans le bien, il y a une lumière, un dynamisme, une affirmation de la vie.
Il y a quelque chose d’odieux dans la beauté dès qu’elle prend conscience d’elle-même, dès qu’elle devient sensuelle.
Je comprends d’instinct que sans la beauté, la vie ne vaut probablement pas la peine d’être vécue, et que d’autre part une certaine forme de mal vient justement de l’usage terriblement perverti que l’on fait de la beauté.
La beauté est la nourriture de l’œil et la tristesse de l’âme.
La beauté des femmes, Elle n’était pas parfaite et triomphale, Ce n’était pas celle des anges et des fleurs. (…) Oh ! non, leur beauté n’était pas Celle impassible des fées Non plus celle opulente des déesses, Mais c’étaient des beautés de femmes…
On ne peut pas éviter la beauté, ni le mal absolu qu’elle nous cause.
La beauté de ton visage s’en est allée Dans le vent mauvais du désamour Même si je vois encore l’ombre étoilée De ton corps nu dans le vestige du jour.
Nous avons perdu le sens abstrait de la beauté.
C’était fou, le pouvoir d’une légende, quand on se donnait la peine d’y croire.

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