Dieu ne regarde point, la valeur du présent, mais le cœur qui le présente.
Source : L’Heptaméron (1558-1559)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Dieu ne regarde point, la valeur du présent, mais le cœur qui le présente.
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C’est le cœur qui sent Dieu, et non la raison.
Il faut voir dans les événements la main de Dieu, sans jamais oublier que c’est son cœur qui guide sa main.
Le cœur voué à Dieu, la main prête à servir, et la bouche prompte à dire le bien, c’est ainsi que nous devons être.
Dieu est à la fois l’objet du regard et le mystère du non-regard. En vérité pourtant, ni le regard de l’homme ne l’atteint, ni son non-regard, ni son agir, ni son cesser d’agir. Dieu est l’Au-delà.
Celui qui est naturellement droit et juste n’a pas le cœur pervers : pourquoi demanderait-il s’il sera récompensé par le ciel ?
Dieu n’est pas plus nécessaire au fond pour aimer et pour pleurer que pour juger et pour penser.
Devant le trône du Tout-Puissant, l’homme ne sera pas jugé sur ses actes mais sur ses intentions. Car Dieu seul lit dans nos cœurs.
O combien douce à l’âme et combien agréable à Dieu l’oraison sainte faite dans la cellule de la connaissance de soi-même et de Dieu, l’œil de l’intelligence grand ouvert aux lumières de la foi, le cœur tout rempli de l’abondance de la divine charité.
Dieu n’est que l’image de quelque chose, principe, force, idée, esprit, volonté, que nous ne pouvons concevoir ni nommer.
La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu.

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