Ces crises, l’état de grande dépression ne les connaît plus, et si la mémoire en revient au corps épuisé et au restant d’esprit que l’on est, elles apparaissent comme des phases de bonheur inaccessibles désormais.
Image : Ces crises, l’état de grande dépression...

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- Et puis la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs qu’on oublie pour moins souffrir.
- Combien de dépressions, de sociopathies, de vacuités existentielles se cachent derrière les déguisements du bonheur photogénique ?
- Arrive-t-il un moment de la vie où le bonheur est passé, où l’on attend plus rien ? Est-ce cela que vieillir ? Lorsque aujourd’hui ne parle que d’hier, quand le présent n’est plus qu’un trait de nostalgie que l’on cache pudiquement par des éclats de rire ?
- A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s’aperçoit que l’un et l’autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
- Les jours s’enfilent et se suivent sans se ressembler. Les plaies se referment; l’oubli atténue la souffrance.
- La vie est courte et l’espérance est longue, tout le bonheur me fuit et le malheur s’attarde.
- Parfois il se produit des prises de conscience qui font chavirer toute notre vie et nous font échouer sur un nouveau rivage inconnu jusqu’à ce jour.
- Certains objets ont le pouvoir d’abolir le temps, mais jamais la peine. Le réconfort qu’ils procurent se paie. Le bonheur qu’ils semblent raviver s’en va d’autant plus loin quand vous les relâchez, comme le ressac d’une vague.
- Je ne me sens toujours pas intégré dans la vie normale. Les camps de concentration m’ont rendu prématurément blasé, m’ont fait perdre tout sentiment violent de peur, d’amour ou de joie.
- La vraie poésie ne cohabite avec le bonheur que pour une durée très courte. Au bout d’un certain temps, soit le bonheur banalise la poésie et le poète, soit alors la vraie poésie gâche le bonheur.
- Le bonheur est la chose la plus importante au monde, sans bonheur, vous vivez une vie de dépression.
- Le bonheur c’est l’absence, c’est d’être enfin absente à soi, rendue à toutes choses alentour.
- Quand on pense à des choses de ce genre : le mariage, la guerre, la prison, les estropiés nés, les tordus, les contrefaits, les idiots, les fous, les syphilitiques, on sent le prix du bonheur d’y avoir échappé - jusqu’ici, du moins.