J’ai choisi un mari d’une grande douceur pour pouvoir le quitter sans amertume.
Source : Les femmes, Les pensées naïves (2003)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
J’ai choisi un mari d’une grande douceur pour pouvoir le quitter sans amertume.
Source : Les femmes, Les pensées naïves (2003)
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J’ai supporté les infidélités de mon mari tant que j’ai aimé mon amant.
Je l’ai épousé parce qu’il m’aimait et qu’auprès de lui je me sentais en sécurité. Auprès de lui j’avais moins peur.
Il a épousé depuis une héritière, il ne la trompe pas ou bien c’est en voyage et à la sauvette, bref, le plus fidèle des maris.
Il est bien dur, ajouta-t-elle, que mon mari, un homme sur l’affection duquel je croyais pouvoir compter, me traite aussi disgracieusement et ne satisfasse point à ma fantaisie.
Ah ! quel dommage qu’on ne puisse pas avoir un amant sans tromper son mari.
Je n’ai pas subi la misère, je l’ai épousée par amour, ayant pu choisir une autre compagne.
Je lègue tous mes biens à mon épouse, à condition qu’elle se remarie. Ainsi, il y aura tout de même un homme qui regrettera ma mort.
Dès ce moment, le doux espoir a remplacé la cruelle inquiétude. J’aurai cette femme, je l’enlèverai au mari qui la profane, j’oserai la ravir au Dieu même qu’elle adore.
Si le mariage était une folie comme l’amour, je le hasarderais plus volontiers.
Je pense mieux sans mari.

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