Il n’y avait là aucun écrivain qui ne fût qu’un parasite du luxe et un bricoleur à la mode.
Écrivain, 1890-1978Il n’y avait là aucun écrivain qui ne fût qu’un parasite du luxe et un bricoleur à la mode.
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Journal d'une "révolution."
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Un écrivain est grand non par lui-même mais par la grandeur de ce qu’il nomme, et je ne sais pas d’autre grandeur que celle de la vie faible, humiliée par le monde.
On a tout essayé pour trouver du nouveau : le roman sans histoire, le roman sans personnages, le roman ennuyeux, le roman sans talent, peut-être même le roman sans texte. La bonne volonté a fait rage. Peine perdue, on n’est parvenu à créer que le roman sans lecteur. C’est un genre connu depuis longtemps !
Je ne suis pas de ceux qui pensent que l’écrivain doit vivre dans une tour d’ivoire. La vie littéraire se fait aussi dans les cocktails.
Le don de faire des êtres humains manque à ce génie. S’il avait eu ce don-là, hugo aurait dépassé Shakespeare.
Je ne savais pas que rien de beau ni de noble ne se groupe autour des sommités intellectuelles et qu’il n’existe pas de hiérarchie morale acceptée par des hommes de talent.
J’ai toujours senti que l’état d’auteur n’était, ne pouvait être illustre et respectable qu’autant qu’il n’était pas un métier. Pour pouvoir, pour oser dire de grandes vérités, il ne faut pas dépendre de son succès.
Ils étaient incultes, c’est-à-dire intelligents mais sans les livres capables de leur nommer, soit cette intelligence, soit cette inculture.
Un faiseur de romans et un poète de théâtre est un empoisonneur public, non des corps, mais des âmes.
Un banquet sans confettis ? Aussi sinistre qu’une femme sans poitrine.
Celui qui aime la littérature n’aime ni l’argent, ni les tableaux, ni les bibelots, ni le reste.

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