Le terme du courage est l’intrépidité à la vue d’une mort sûre.
Écrivain · 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin · CC0 · Wikimedia Commons Le terme du courage est l’intrépidité à la vue d’une mort sûre.
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Source vérifiée
Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 849
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre.
L’art d’avoir peur sans que cela paraisse, c’est le courage.
Le courage est le juste milieu entre la crainte et l’audace.
Le courage est le réflexe de défense des êtres normalement équilibrés, un moyen de ne pas souffrir. La révolte ronge, l’acceptation mène tôt ou tard à l’apaisement.
Que de fois le courage consiste à s’abandonner au courant sans lutter. Souvent encore, le courage est de l’amour-propre, souvent un calcul. Il n’y a qu’un courage prisable, c’est le courage de l’homme qui n’est pas vu et qui se sacrifie.
Le bon courage intimide la mauvaise aventure.
Avoir du courage ne veut pas dire que nous n’avons pas peur. Avoir du courage et faire preuve de courage signifie que nous affrontons nos peurs. Nous pouvons dire : Je suis tombée, mais je vais me relever.
Il vaut mieux un peureux qui assume sa peur qu’un courageux qui gaspille son courage.
Toute définition du vrai courage doit comporter l’idée d’une énergie constante, sans défaillance. Le courage qui se manifeste par crise n’est souvent qu’une tapageuse maladie.
Ce que nous appelons lâcheté est souvent une autre manière de dire que nous avons été pris par surprise, et le courage n’est parfois rien d’autre que le fait d’être bien préparé.

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