La solitude est à l’esprit ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu’elle est trop longue, quoique nécessaire.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons La solitude est à l’esprit ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu’elle est trop longue, quoique nécessaire.
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Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 446
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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C’est un grand malheur d’être seul, mes amis ; et il faut croire que la solitude peut vite détruire la raison.
Quelle solitude / De mourir / Sans certitude / D’être au moins / Une particule / De vie / Un point minuscule / Utile à quelqu’un
Il faut peut-être plus de force d’âme encore pour résister à la solitude qu’à la misère ; la misère avilit, la retraite déprave.
La solitude, ça veut dire aussi : Ou la mort, ou le livre.
Une vie sans ami s’achève par une mort solitaire.
La solitude, c’est cette conscience d’un soi immuable, assez perdu et incommunicable à la fois. Presque biologique, en somme.
La solitude est nécessaire pour reprendre l’équilibre, et faire le point avec soi-même.
Le deuil est une convalescence. Le repos de l’être absent devient notre propre repos. Il y a de la contagion dans la mort.
L’amour qui naît de la peur de la solitude est triste et fort comme la mort.
La vie est un restaurant que tu ne peux pas t’offrir. La mort, c’est l’addition pour le repas que tu n’as même pas eu le temps de prendre.

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