La restauration de la femme eut lieu principalement au XIIe siècle. Esclave dans l’Orient, enfermée encore dans le gynécée grec, émancipée par la jurisprudence impériale, elle fut dans la nouvelle religion l’égale de l’homme.
Écrivain, 1798-1874La restauration de la femme eut lieu principalement au XIIe siècle. Esclave dans l’Orient, enfermée encore dans le gynécée grec, émancipée par la jurisprudence impériale, elle fut dans la nouvelle religion l’égale de l’homme.
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Source vérifiée
édition Flammarion (1893)
Le texte original diffère de quelques mots.
La restauration de la femme eut lieu principalement au douzième siècle. Esclave dans l’Orient, enfermée encore dans le gynécée grec, émancipée par la jurisprudence impériale, elle fut dans la nouvelle religion l’égale de l’homme.Toutefois le christianisme, à peine affranchi de la sensualité païenne, craignait toujours la femme et s’en défiait. Il reconnaissait sa faiblesse et sa contradiction. Il repoussait la femme d’autant plus qu’il avait plus nié la nature. …
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La femme mariée est un esclave qu’il faut savoir mettre sur un trône.
L’existence de la plupart des femmes est plus dure que celle d’esclaves entre les Sarrasins.
Une femme ne doit pas être l’esclave des siens.
Le « sang » de la bourgeoisie, ce fut son sexe.
Chien. Sorte de divinité de substitution. Cette entité sacrée tient dans le cœur de la femme une place à laquelle nul humain de sexe mâle ne pourra jamais prétendre.
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les loix (sic) de la nature et de la raison.
L’Antiquité nous offre en effet partout, en Égypte, en Perse, en Grèce, à Rome, le spectacle de quelques hommes manipulant à leur gré l’humanité asservie par la force ou par l’imposture.
Les femmes ont été assujetties matériellement aux hommes depuis des générations dans le monde entier. Elles en sont venues à se reposer sur l’homme aussi inconditionnellement qu’un enfant sur ses parents.
Elle se mariait donc, maudite de ses parents. Rejetée, excommuniée, le herem était sur elle. Impure, sale, reniée par les siens. Et elle avait fait le choix de ne pas suivre ses parents, la tradition ancestrale.
Mystère de femme, promise à la défaite dans son combat contre le temps ! Et pourtant, les femmes d’aujourd’hui, tout en se sachant battues d’avance, résistent jusqu’au bout, derrière leurs robes à fleurs, leur bijoux en or, leur fard et leur rouge à lèvre.

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