Quand le peuple a peur du gouvernement, c’est de la tyrannie. Mais quand le gouvernement a peur du peuple, c’est la liberté.
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La liberté est un tyran gouverné par ses caprices.
La tyrannie ne surgit et ne s’instaure dans aucun autre régime politique que la démocratie : c’est de l’extrême liberté que sort la servitude la plus totale et la plus rude.
La liberté signifie la responsabilité ; c’est pourquoi la plupart des hommes la craignent.
C’est [la peur] qui pousse les peuples à la révolution, au fanatisme, au terrorisme, et les dirigeants au totalitarisme et à la guerre.
La liberté fait peur car elle montre que c’est possible…
Dans un État, c’est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu’à pouvoir faire ce que l’on doit vouloir, et à n’être point contraint de faire ce que l’on ne doit pas vouloir.
Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime.
La politique est la science de la liberté.
Lorsque, dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ; parce qu’on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques, pour les exécuter tyranniquement.
Par définition, un gouvernement n’a pas de conscience. Parfois, il a une politique, mais rien de plus.

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