« Les poètes représentent l’amour comme les sculpteurs nous peignent la beauté, comme les musiciens créent la mélodie.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons « Les poètes représentent l’amour comme les sculpteurs nous peignent la beauté, comme les musiciens créent la mélodie.
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La Confession d’un enfant du siècle (1836), Première partie
«Les poètes représentent l’amour comme les sculpteurs nous peignent la beauté, comme les musiciens créent la mélodie; c’est-à-dire que, doués d’une organisation nerveuse et exquise, ils rassemblent avec discernement et avec ardeur les éléments les plus purs de la vie, les lignes les plus belles de la matière et les voix les plus harmonieuses de la nature. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
La pensée sans poésie et la vie sans infini, c’est comme un paysage sans ciel : on y étouffe.
Si on colle l’oreille à la porte des livres et aux portes de la nuit, si on fait bien attention, on peut entendre la conversation des poètes.
Une femme, c’est une partie de plaisir ! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une : voilà une belle nuit qui passe ?
Le poète est cet être très vieux et très neuf, très complexe et très simple qui aux confins vécus du rêve et du réel, du jour et de la nuit, entre absence et présence, cherche et reçoit dans le déclenchement soudain des cataclysmes intérieurs le mot de passe de la connivence et de la puissance.
À quoi sert de se quereller, quand le raccommodement est impossible ? Le plaisir des disputes, c’est de faire la paix.
Prenez garde à un homme qui demande un pardon ; il peut avoir si aisément la tentation d’en mériter deux !
Épargne-toi du moins le tourment de la haine ; A défaut du pardon, laisse venir l’oubli.
Enseignez à vos enfants de la poésie ; elle ouvre l’esprit, prête la grâce à la sagesse et rend héréditaires les vertus héroïques.
La vraie poésie est plus vraie que la science, parce qu’elle est synthétique et saisit dès l’abord ce que la combinaison de toutes les sciences pourra tout au plus atteindre une fois comme résultat.

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