La poésie est une force de commencement ; et une grande force : la dynamite qui soulève et arrache le rocher.
Écrivain, 1895-1970La poésie est une force de commencement ; et une grande force : la dynamite qui soulève et arrache le rocher.
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que ma joie demeure
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La poésie est à la vie ce qu’est le feu au bois. Elle en émane et le transforme.
La poésie est la tendresse espiègle des jeux de mots.
La poésie est ce qui fait sens avec nos sens, avec ferveur.
Il n’y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d’œuvre sans un caractère agressif. La poésie doit être un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher devant l’homme.
La poésie est ce qui existe entre les lignes.
La poésie est la forme clandestine d’un contre-pouvoir qui libère le poète de tout carcan autoritaire, et lui permet d’accéder à l’existence orageuse de son corps.
La musique commence où la poésie finit.
La poésie est l’art de ne pas comprendre. Elle ne s’adresse pas à la raison, et n’est pas faite de sentiments, mais parle au vent et provoque des sensations.
Ce qui distingue la poésie de la parole machinale, c’est que la poésie justement nous réveille, nous secoue en plein milieu du mot.
La poésie a toujours été pour moi une leçon d’humanité. Sa beauté réside dans sa générosité, dans son refus de la laideur, de la haine, de la raison arbitraire. Comment un cœur de poète peut-il accepter tant de violence, tant d’injustice ?

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