Plus les moyens de communication se multiplient, plus notre monde se rétrécit.
PoèteSource : L’Art presque perdu de ne rien faire (2011)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Plus les moyens de communication se multiplient, plus notre monde se rétrécit.
PoèteSource : L’Art presque perdu de ne rien faire (2011)
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Ce qu’il y a de triste avec les moyens de communication de masse, c’est qu’ils ne nous laissent plus le temps de communiquer avec nous-mêmes.
La société est trop axée sur les grands moyens de communication pour qu’il y ait encore des génies méconnus. On ne peut plus rester dans l’ombre quand on a quelque chose à dire.
Je veux dire que le monde entier est moins intéressant qu’avant. Il y a de plus en plus de gens à avoir suffisamment d’études ou de culture pour qu’on puisse s’étonner qu’ils soient si cons.
Les gens ne communiquent plus, c’est ça qui manque aujourd’hui.
Le monde est davantage usé par nous, davantage le monde par nous que nous par le monde.
Les nouveaux mondes à découvrir ne relèvent plus de la géographie, la planète est maintenant recensée. Ils se font là où opère la puissance de la science, de la technique, de l’économie conquérante.
La communication est une science difficile. Ce n’est pas une science exacte. Ca s’apprend et ça se cultive.
On ne devrait communiquer que depuis l’anéantissement, l’amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
Le téléphone est un outil qui nuit beaucoup à la communication. Grâce au téléphone, on a de moins en moins besoin de se parler.
Le langage, loin de combler l’abîme qui sépare les êtres, creuse la distance, il met en évidence la solitude et l’impossibilité de communiquer.

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