On ne perd que ce que l’on a ; on ne souffre que dans ce que l’on a.
Philosophe, 50-130On ne perd que ce que l’on a ; on ne souffre que dans ce que l’on a.
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Entretiens (1862), partie I, chapitre 18
… Qu’arriva-t-il donc? Je dis: « Demain tu en trouveras une de terre cuite. » On ne perd jamais que ce que l’on a. « J’ai perdu mon manteau! » — C’est que tu avais un manteau. — « J’ai mal à la tête! » — Est-ce que tu as mal aux cornes? Pourquoi te fâcher?On ne perd que ce que l’on a; on ne souffre que dans ce que l’on a.
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Ce n’est pas ce qui nous arrive qui importe, mais la façon dont nous y réagissons.
Ceux qui ont souffert, l’éventualité de la souffrance les fait souffrir autant que la douleur même.
La contemplation soulage quelque peu du malheur. Plus on contemple, plus la douleur diminue.
Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur. Une douleur violente fait taire tout sentiment agréable, tandis qu’un plaisir vif ne peut étouffer le sentiment d’une douleur violente.
Il vaut mieux endurer patiemment une vive douleur que vous êtes seule à éprouver, que de commettre une action inconsidérée dont les fâcheuses conséquences s’étendraient à tous les vôtres.
Il n’est aucune sorte de sensation qui soit plus vive que celle de la douleur ; ses impressions sont sûres, elles ne trompent point comme celles du plaisir.
La douleur (…). Elle est patiente, mais quand elle vient c’est pour longtemps, ne la méprise pas, mon ami.
La malédiction s’est transformée en grâce lorsque la douleur s’est transformée en foi.
Homme, n’enfonce point ton chapeau sur tes yeux ; fais parler ta douleur !
On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n’y a que la mort qui vous échappe… Et encore !

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