La peine de mort remplit une autre fonction que la lutte contre le crime.
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La peine de mort infligée aux criminels peut être envisagée à peu près sous le même point de vue : c’est pour n’être pas la victime d’un assassin que l’on consent à mourir si on le devient.
Le seul facteur qui motive la peine de mort est la vengeance, et non la justice, et je suis fermement convaincu qu’un gouvernement qui interdit le meurtre de ses citoyens ne devrait pas se consacrer lui-même à la mort.
La peine de mort est une peine immorale, ou du moins inutile, parce qu’elle habitue le peuple au spectacle des supplices, et parce qu’elle ne répare rien ; car malheureusement la mort du meurtrier ne rend point la vie à la victime.
Un juge qui, autorisé par la loi à punir d’une moindre peine, prononce la peine de mort, est un assassin et un barbare.
Condamnés à la mort, condamnés à la vie, voilà deux certitudes.
J’ai toujours été hostile à la peine de mort, estimant qu’en aucun cas elle ne saurait constituer un acte de justice.
Si on condamne à mort, il faut bien que quelqu’un exécute. C’est la mauvaise action qui déshonore, pas le supplice. Le bourreau est quelqu’un d’utile.
Je vous le demande en votre âme et conscience : sans la peine de mort, est-ce la peine de vivre ?
Il y a peu de crimes qui entraînent pire punition que cette faute généreuse ; se remettre tout entière entre des mains autres.
Tout plutôt que l’abdication de la raison, de la justice devant la force brutale.

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