Le passé, même lointain, est toujours tapi quelque part, prêt à bondir.

Source : La Petite Trotteuse (2005)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Le passé, même lointain, est toujours tapi quelque part, prêt à bondir.

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Qu’est-ce que le passé ? Non pas une source de regret ou d’amertume mais un territoire qui porte le présent et lui assure une solidité, une stabilité.
Quoi qu’on fasse, notre conscience nous trouve. Le passé refait toujours surface.
L’avenir étant toujours chargé de passé pour prévoir, c’est-à-dire voir en avant, il faut d’abord regarder en arrière.
Auto-intox antiprésent : Se persuader que le passé est la seule époque digne d’être vécue et que la seule époque susceptible de redevenir intéressante est le futur.
Maman disait toujours : « Il faut laisser le passé derrière soi si on veut avancer ».
À force de prévoir l’avenir, on nous le rend aussi fastidieux qu’un passé.
Le passé n’est jamais mort. Ce n’est même pas passé. Nous travaillons tous dans des toiles tissées bien avant notre naissance, des toiles d’hérédité et d’environnement, de désir et de conséquence, d’histoire et d’éternité.
Au plus intérieur, au plus secret de nous-mêmes, l’avenir est un vide que nous nous efforçons en vain de remplir à chaque instant. Car vivre c’est attendre.
Je me dis que peut-être, quelque part, dans un lieu lointain que je ne connais pas du tout, tout est déjà perdu d’avance, depuis longtemps.
À force de vouloir rechercher les origines, on devient écrevisse. L’historien voit en arrière ; il finit par croire en arrière.

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