À force de prévoir l’avenir, on nous le rend aussi fastidieux qu’un passé.
Écrivain, 1894-1977 Image : Dubois A., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons À force de prévoir l’avenir, on nous le rend aussi fastidieux qu’un passé.
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Carnet D'un Biologiste
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L’avenir étant toujours chargé de passé pour prévoir, c’est-à-dire voir en avant, il faut d’abord regarder en arrière.
Le futur est toujours déterminé par le présent. Le problème, c’est qu’on ne connaît pas assez tout le présent pour prévoir tout le futur.
On peut tout dire du moment que c’est passé. Le présent, voilà le problème, parce qu’il engage l’avenir.
Au plus intérieur, au plus secret de nous-mêmes, l’avenir est un vide que nous nous efforçons en vain de remplir à chaque instant. Car vivre c’est attendre.
Dans l’incertitude de la vie humaine, évitons sur-tout la fausse prudence d’immoler le présent à l’avenir ; c’est souvent immoler ce qui est à ce qui ne sera point.
Il faut toujours prévoir l’histoire, ne serait-ce que pour pouvoir dire après : c’était inévitable.
On entre en politique avec un bel avenir devant soi et on en sort avec un terrible passé.
L’histoire est un outil d’appréhension du monde qui devrait nous apprendre à vivre le présent et à comprendre l’avenir. Sinon, elle ne sert à rien.
Auto-intox antiprésent : Se persuader que le passé est la seule époque digne d’être vécue et que la seule époque susceptible de redevenir intéressante est le futur.
Chercher à connaître l’avenir, ce n’est pas là ce qui doit vous occuper ; mais prendre conscience que cet avenir vous sera bientôt funeste si vous persévérez dans votre inaction et dans la négligence de vos affaires, voilà ce qu’il vous importe de bien connaître.

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