Nous oublions souvent qu’au-delà de nos titres et de nos positions hierarchiques, au-delà même de notre savoir et de notre pouvoir, nous sommes des hommes embarqués ensemble dans une même aventure et sur le même bateau.
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- Du mal à s’accorder, on joue pas les mêmes partitions. On marche seuls ensemble, chacun campé sur sa vision.
- Nous étions l’un et l’autre des enfants de la précarité et du conflit. Nous étions faits pour nous protéger mutuellement contre l’une et l’autre. Nous avions besoin de créer ensemble, l’un par l’autre, la place dans le monde qui nous avait été originellement déniée.
- Je ne suis pas meilleure que n’importe laquelle de ces personnes. Et je ne suis pas pire que les autres. Nous sommes égaux. Nous marchons tous avec nos deux pieds sur la même terre. Et nous sommes ici ensemble.
- Le « surhomme » n’est pas celui qui est très fort ou très puissant. Le surhomme, c’est l’ensemble des hommes.
- Une partie de notre travail en tant qu’êtres humains consiste à partager nos connaissances et à partager les choses que nous avons apprises. Ainsi, nous pouvons soit empêcher les gens de faire les mêmes erreurs, soit leur donner de l’espoir.
- Savoir ne permet pas toujours d’empêcher, mais du moins les choses que nous savons, nous les tenons, sinon entre nos mains, du moins dans notre pensée où nous les disposons à notre gré, ce qui nous donne l’illusion d’une sorte de pouvoir sur elles.
- Il faut toujours concevoir comment, dans toutes les dynamiques, on est dominants quelque part, et comment on doit se remettre en question soi-même. Refuser de voir cela, c’est s’accrocher à un pouvoir morbide.
- Chaque être humain joue un rôle important, parfois à son insu, mais jamais en vain. Ce n’est qu’après les rebondissements que l’on peut comprendre et saisir la portée de nos actions.
- Les gens vivent les uns près des autres, mais pas ensemble. Ils s’épient, se jalousent passionnément et demeurent côte à côte par une habitude plus grégaire que solidaire.
- Aucun de nous ne peut se sauver seul; il faut que nous nous perdions ensemble ou que nous nous tirions d’affaire ensemble.
- Les femmes, les hommes, nous n’avons à peu près rien en commun, sauf cette attirance essentielle et la volonté de nous rejoindre coûte que coûte pour mieux nous déchirer.
- On peut se quitter faute de pouvoir s’entendre, et conserver de l’estime l’un pour l’autre.
- Nous sommes tous quelque part esclaves. Personne ne detient le pouvoir absolu. On est sage de s’en souvenir. On est fou de l’oublier. On se rend malheureux à le croire et on rend les autres malheureux.
- Les rapports humains sont souvent désastreux, car la grande majorité des hommes ne comprend qu’entrer dans le cœur d’une personne, n’est pas une conquête mais une opportunité extraordinaire.
- On a trop oublié que l’individualité des hommes, une construction sociale, ne peut logiquement valoir que ce que vaut le sort que leur réserve la vie sociale.