On n’entre jamais tout à fait dans la place où l’on est ; on ne reconnaît son moule dans aucun des creux de la vie.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons On n’entre jamais tout à fait dans la place où l’on est ; on ne reconnaît son moule dans aucun des creux de la vie.
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Post-scriptum de ma vie (1901)
… ceux qui les ont niés y entrent. De jouissance point, et pour personne. La tyrannie est lourde aux tyrans; la bonté est amère aux bons. L’ingratitude, quel fond de calice! Aucune chose ne s’ajuste à nous;on n’entre jamais tout à fait dans la place où l’on est; on ne reconnaît son moule dans aucun des creux de la vie; on a toujours du trop ou du moins; toute patrie est un exil, tout exil est une patrie; Ailleurs semble toujours préférable à Ici; nos plus grandes plénitudes sont le vide. Une seule sérénité est possible, celle de la conscience. Il y a du nuage sur tout le reste. …
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Qu’est-ce que l’importance selon vous ?
De temps en temps, se sentir éternel. Sans ces moments-là, la vie humaine serait invivable.
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
Qu’il est cruel d’aimer alors qu’on est séparé de l’être qu’on aime !
En littérature, Voltaire a laissé un de ces monuments dont l’aspect étonne plutôt par son étendue qu’il n’impose par sa grandeur.
Dieu est le rédacteur des événements ; l’homme n’en est que le metteur en pages.
Le visage change, l’identité est fragile, l’amour se transforme, la maison peut se craqueler, l’éternité est un rêve, la durée un idéal.
La liberté commence où l’ignorance finit.
La vie des plus grands génies semble avoir pour la nature juste autant d’importance que celle d’une colonie de microbes ou d’une fourmilière.
L’homme manque à sa tâche divine : Je cherche un édifice et trouve une ruine.
Les ressources suprêmes sortent des résolutions extrêmes. S’embarquer dans la mort, c’est parfois le moyen d’échapper au naufrage ; et le couvercle du cercueil devient une planche de salut.

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