Le mal ressemble à Peter Pan. Il possède le privilège horrible et horrifiant de l’éternelle jeunesse.
1904-1991Le mal ressemble à Peter Pan. Il possède le privilège horrible et horrifiant de l’éternelle jeunesse.
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Le troisième homme suivi de Première désillusion. Traduction de Marcelle Sibon. Robert Laffont. Collection " Pavillons "
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Alors il s’assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse.
Grandir, c’est apprendre le mal. Le mal est inévitable.
Fricophage, le dossier, ce monstre, grossit et se repaît de la souffrance des autres.
C’est le propre de la jeunesse de comparer la brise à un tourbillon.
La principale cruauté du destin est de transformer les hommes en carcasses obsolètes.
La haine, c’est la vengeance du poltron.
La haine est la grande affaire de la vie. Les sages qui ne haïssent plus sont mûrs pour la stérilité et pour la mort.
L’adolescente nubile ne devient matrone que si on lui fait violence. Elle accède à sa vie de femme par une violence brutale. Jeune vierge hier, femme-amphore le lendemain, s’opposant à la minceur de l’éphèbe.
L’enfer, c’est les autres.
La vie est une immense tragédie, mon ami. L’auteur en est Dieu, les acteurs vous et moi. Le souffleur, hélas, s’appelle Satan.

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