Lorsque j’engage un combat, il ne me vient pas à l’idée que je puisse le perdre.
Homme d'État, 1932-2019Source : L’Express, 13 février 1978
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Lorsque j’engage un combat, il ne me vient pas à l’idée que je puisse le perdre.
Homme d'État, 1932-2019Source : L’Express, 13 février 1978
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Certains jours, je me demande sérieusement si je pourrai continuer ce métier. Ce n’est pas l’envie qui me manque, mais je ne veux plus être une guerrière.
Je ne mène pas un combat en particulier, mais j’essaie en revanche d’aider au maximum à mon niveau.
Je ne joue pas contre une équipe en particulier. Je joue pour me battre contre l’idée de perdre.
Un général ne doit jamais dire : ’Je perds la bataille’, avant d’être sûr qu’elle est perdue.
Jamais, dans mes frustrations, tout ce qui fait de moi un homme n’interpella avec plus de rageuse et vaine sauvagerie ce qu’à défaut de mot plus ignoble nous appelons le destin : cette bataille perdue qu’il ne nous est même pas permis de livrer.
Je ne vais pas passer la vie avec un bras attaché derrière mon dos.
Nul combat ne vaut l’effort si la victoire n’est acquise à l’avance.
Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.
Moi-même, j’étais à quelques pas de mon inconnue, combattant pour ne pas être écrasé, et jouant des coudes et du corps.
Je ne l’ai pas mis au monde pour que derrière une mitrailleuse il guette ses semblables. S’il y a de l’injustice dans le monde, je ne lui ai pas appris à s’y associer.

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