Ma libéralité est aussi illimitée que la mer, et mon amour aussi profond : plus je te donne, plus il me reste, car l’une et l’autre sont infinis.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Ma libéralité est aussi illimitée que la mer, et mon amour aussi profond : plus je te donne, plus il me reste, car l’une et l’autre sont infinis.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Roméo et Juliette (1591)
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La paix est dans ta bouche, et ton cœur en est loin : Penses-tu me tromper ?
Nul être au monde n’a pour moi un amour aussi pur que le vôtre, et ma foi en votre tendresse est un baume bienfaisant dont j’ai imprégné mon âme.
La liberté d’autrui étend la mienne à l’infini.
Je vois s’avancer un autre antagoniste, un franc célibataire, égoïste achevé, aimable, jeune encor, dans l’aisance élevé. Je suis libre, dit-il ; et la loi, juste et sage, n’a forcé jusqu’ici personne au mariage.
En amour comme en politique, il est inutile d’avoir raison, il suffit d’être convaincant.
La paix et la liberté sont les deux moitiés inséparables d’un entier dont je regrette d’être, dans la pressé française, l’unique représentant.
Ton mariage purement social, et mon mariage qui n’est qu’un amour heureux, sont deux mondes qui ne peuvent pas plus se comprendre que le fini ne peut comprendre l’infini. Tu restes sur la terre, je suis dans le ciel !
Rien de plus solide, de plus insensible, de plus égoïste, de plus coriace et, pour tout dire, de plus perfide qu’un cœur sénile…
Paix se fait à deux. Et l’amour aussi.
Sa robe, dont l’éclat sied mal à sa fortune,
Et n’est à son exil qu’une charge importune,
Lui gagnerait le cœur d’un prince libéral,
Et de tous ses trésors l’abandon général.

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