Ce qui fut, cela sera ; ce qui s’est fait se refera ; et il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Dans la grisaille du présent, nous attendons un jour nouveau, une vie nouvelle, un printemps nouveau, une rédemption, un rachat, une revanche, une révolte.
Demain est la chose la plus importante de la vie. Il nous arrive à minuit encore tout propre. Quand il arrive il est parfait, et il se blottit dans nos mains en espérant que l’on a tiré quelque leçon de la veille.
Lorsque chaque chose est pleinement vécue jusqu’au bout, il n’y a pas de mort ni de regrets, pas plus qu’il n’y a de faux printemps ; chaque moment vécu fait s’ouvrir un horizon plus vaste et plus large, dont la seule issue est la vie.
La nuit est toujours plus sombre avant l’aube et la vie est la même, les temps difficiles passeront, tout ira mieux et le soleil brillera plus que jamais.
Le monde nous gratifie de peu de chose à présent, il semble n’être que vacarme et angoisse ; cependant l’herbe et les arbres continuent de pousser. Et même si un jour la terre entière est recouverte de blocs de béton, la grand ballet des nuages se poursuivra dans le ciel ; ici et là des hommes continueront d’ouvrir grâce à leur art la porte d’accès au divin.
Aimer, c’est n’avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien.
Rien n’est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s’apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
Dieu, disait Ménalque, c’est ce qui est devant nous.
Ce qui doit être sera. Le dessin de nos vies est tracé d’avance et aucun de nous n’a le pouvoir d’y rien changer.
Rien ne demeure plus des jours de grandes vacances qu’empourpraient les agonies solaires de l’Automne.

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