Elle s’étonne, le temps passe si vite, déjà Noël, déjà l’hiver, déjà demain et rien ne bouge, voilà le problème, en effet, notre vie est immobile et la terre continue de tourner.

Elle s’étonne, le temps passe si vite, déjà Noël, déjà l’hiver, déjà demain et rien ne bouge, voilà le problème, en effet, notre vie est immobile et la terre continue de tourner.

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Ainsi va le monde ici-bas. Le temps emporte sur son aile Et le printemps et l’hirondelle, et la vie et les jours perdus.
Le temps passe, et il fait tourner la roue de la vie comme l’eau celle des moulins.
Le rythme de la vie moderne ne nous permet pas de nous arrêter un instant sur le bord du trottoir de l’existence.
Notre vie est comme une journée d’hiver ; nous naissons entre minuit et une heure du matin le jour ne point pas avant huit heures, et il n’est pas encore quatre heures de l’après-midi qu’il fait nuit de nouveau ; à minuit vient la mort.
Les années s’écoulent et elles emportent nos forces et nous amènent les infirmités ; elles nous ôtent pièce à pièce tous nos moyens de plaisir ; elles nous laissent pour nourriture le passé qui est triste, et pour perspective l’avenir qui est court.
À terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d’une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l’éternité.
Notre existence s’écoule en quelques jours. Elle passe comme le vent du désert. Aussi, tant qu’il te restera un souffle de vie, il y a deux jours dont il ne faudra jamais t’inquiéter : le jour qui n’est pas venu et celui qui est passé. Alors tu vivras en paix.
Le monde est en perpétuel mouvement, notre monde est la proie d’un changement constant. Tout change. Telle est la loi de la vie.
Mais on finit toujours par s’inventer une manière de faire face à l’absence. Au début, on compte les jours puis les semaines, enfin les mois. Advient inévitablement le moment où l’on se résout à admettre que le décompte se fera en années ; alors on commence à ne plus compter du tout.
Le monde nous gratifie de peu de chose à présent, il semble n’être que vacarme et angoisse ; cependant l’herbe et les arbres continuent de pousser. Et même si un jour la terre entière est recouverte de blocs de béton, la grand ballet des nuages se poursuivra dans le ciel ; ici et là des hommes continueront d’ouvrir grâce à leur art la porte d’accès au divin.

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