Je disais que je n’irais jamais chez un psychiatre et j’ai passé une grande partie de ma vie en psychanalyse.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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La différence entre les psychiatres et les autres malades mentaux, c’est un peu le rapport entre la folie convexe et la folie concave.
J’avais 44 ans, la vie sociale d’un guéridon, une vie amoureuse frappée du syndrome de Guillain-Barré et je pratiquais avec application et rigueur un métier estimable mais pour lequel je n’étais pas fait.
Je ne me sens toujours pas intégré dans la vie normale. Les camps de concentration m’ont rendu prématurément blasé, m’ont fait perdre tout sentiment violent de peur, d’amour ou de joie.
J’ai toujours voulu avancer selon mon propre instinct, et ne me sers jamais de mes propres souvenirs.
La vie commence à ne plus m’intéresser, j’ai d’ailleurs songé quelques fois à me supprimer, n’y renonçant que faute de courage.
Les lieux que l’on voulait m’interdire, je n’ai cessé d’y pénétrer. Rebelle, insurgé, impertinent, insoumis, inclassable et mal élevé, j’ai toujours refusé aux autres le droit de décider de ma vie.
Aussi loin que je me souvienne, j’avais toujours cherché à ne pas exister. Tu as dû travailler des années durant pour me faire assumer mon existence. Et ce travail, je crois bien, n’a jamais été achevé.
Jamais de ma vie j’ai cru que j’allais faire dix ans de prison.
Aucune somme d’argent ne me ferait décider de ma carrière.
Ni mon intelligence, ni mes moyens d’expression ne sont à la hauteur de ma faculté de sentir, je veux dire de mes tortures.

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