On est chez soi quand on danse avec les autres. Et quand la vie est une danse.
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22-11-63
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De la panse vient la danse.
C’est drôle, mais quand on a passé un bout de temps quelque part, on finit par constater que c’est ce que les gens aiment vous entendre dire que, dans le temps, c’était la vie en rose. C’est un besoin, chez eux.
Pour les actes quotidiens, se réveiller ensemble, manger ensemble, c’est bien. C’est pas abstreignant.
La place d’un homme, blanc ou noir, est à la maison quand la nuit est tombée. Avec ses enfants et celle qui les lui a donnés.
Danser, c’est apprendre à retrouver sa personne et sa dignité. Je donne des cours de danse à des exilés, je danse dans des hôpitaux pour les enfants. On est une nouvelle génération de danseurs et d’Étoiles qui a envie d’être plus près des gens.
Pour aimer la vie paisible et domestique, il faut la connaître ; il faut en avoir senti les douceurs dès son enfance. Ce n’est que dans la maison paternelle qu’on prend du goût pour sa propre maison.
Savoir partager son temps, c’est savoir jouir de la vie.
Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses, danse, aime, bleu laquais, ris d’oser des mots roses.
À vingt ans, on danse au centre du monde. À trente, on erre dans le cercle. À cinquante, on marche sur la circonférence, évitant de regarder vers l’extérieur comme vers l’intérieur. Plus tard, c’est sans importance, privilège des enfants et des vieillards, on est invisible.
Ce qui fait que les amants et les maîtresses ne s’ennuient point d’être ensemble, c’est qu’ils parlent toujours d’eux-mêmes.

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