C’est bien en vain que, par l’orgueil séduits,
Huet, Calmet, dans leur savante audace,
Du paradis ont recherché la place :
Le paradis terrestre est où je suis.
Philosophe, 1694-1778 Image : Nicolas de Largillière, CC0, Wikimedia Commons C’est bien en vain que, par l’orgueil séduits,
Huet, Calmet, dans leur savante audace,
Du paradis ont recherché la place :
Le paradis terrestre est où je suis.
Philosophe, 1694-1778 Image : Nicolas de Largillière, CC0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Le Mondain (1736)
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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J’ai entrevu assez du paradis pour comprendre qu’il peut être partout.
Le paradis perdu s’incarne dans l’homme, irrémédiablement.
Le paradis n’est pas sur la terre, mais il y en a des morceaux. Il y a sur la terre un paradis brisé.
Le paradis n’est pas un espace et ce n’est pas non plus une durée dans le temps. Le paradis c’est simplement d’être soi-même parfait.
Les vrais paradis sont les paradis que l’on a perdus.
Le seul paradis qu’on puisse espérer, c’est celui qu’on crée pour les autres…
On rêve beaucoup du paradis, ou plutôt de nombreux paradis successifs, mais ce sont tous, bien avant qu’on ne meure, des paradis perdus, et où l’on se sentirait perdu.
Certains chemins du paradis, mènent aux portes des enfers.
Très peu d’monde dans mon cercle d’amis et oh, avec je veux attraper le bonheur : C’est mon lasso, c’est mon paradis.
On ira tous au Paradis.

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