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Pensées pour moi-même (1876), livre IV, 29

Dans l’œuvre
Si c’est être étranger au monde que d’ignorer les éléments qui le composent, ce n’est pas l’être moins que d’ignorer ce qui s’y passe. On n’est qu’un fuyard, quand on se soustrait aux lois et à la raison de la cité;on n’est qu’un aveugle, quand on ferme l’œil de l’entendement; un mendiant, quand on a besoin d’autrui et qu’on ne sait pas se procurer par soi-même tout ce qu’il faut pour vivre; une superfétation du monde, quand on s’y dérobe et qu’on s’isole de l’existence de la commune nature, en se révoltant contre ce qui arrive; car c’est elle qui produit les événements, comme c’est elle qui t’a produit toi-même; …
Édition consultée
trad. Jules Barthélemy-Saint-Hilaire
Vérifiée le
7 octobre 2026
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« On n’est qu’un aveugle, quand on ferme l’œil de l’entendement ; un mendiant, quand on a besoin d’autrui et qu’... » — Marc Aurèle

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Marc Aurèle. (1876). Pensées pour moi-même (livre IV, 29). Édition consultée : trad. Jules Barthélemy-Saint-Hilaire.
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Marc Aurèle. Pensées pour moi-même. 1876, livre IV, 29.
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Marc Aurèle. Pensées pour moi-même. 1876. livre IV, 29. Édition consultée : trad. Jules Barthélemy-Saint-Hilaire.