Aussi longtemps qu’on médite sa vengeance, on garde sa blessure ouverte.
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Le mépris efface l’injure plus vite que la vengeance.
La vengeance qu’on exerce contre le méchant est une réparation qu’on fait à la vertu.
Quand le trait qui nous frappe est encore aiguisé par l’ingratitude, la blessure est d’autant plus vive.
De sorte que l’offense qui se fait à l’homme lui doit être faite d’une manière qu’il n’en puisse tirer vengeance.
Il est moins doux d’assouvir son amour que de satisfaire à sa vengeance.
On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement.
En vieillissant, on s’aperçoit que la vengeance est encore la forme la plus sûre de la justice.
Quand le déshonneur est public, il faut que la vengeance le soit aussi.
D’ailleurs souvent mieux vaut dévorer son dépit que se venger. Il faut souffrir avec patience, avec sérénité même les injures des hommes puissants.
La vengeance n’est pas un mobile ignoble lorsqu’elle sert à des fins utiles.

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