L’amour est une mer dont la femme est la rive.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons L’amour est une mer dont la femme est la rive.
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La Légende des siècles (1859)
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L’amour est le reflet d’une femme dans le cœur d’un homme.
L’amour n’est-il pas comme la mer qui, vue superficiellement ou à la hâte, est accusée de monotonie par les âmes vulgaires, tandis que certains êtres privilégiés peuvent passer leur vie à l’admirer en y trouvant sans cesse de changeants phénomènes qui les ravissent ?
On devient amoureux d’une femme dont la beauté touche le cœur.
L’amour, c’est le creuset sublime où se fait la fusion de l’homme et de la femme.
L’amour, a dit le poète, est toute l’existence de la femme.
L’amour n’est-il pas un ouragan qui vous entraîne ici et là, telle une bouteille à la surface d’une mer agitée ?
L’amour serait une suite de joies sans mélange des sens, de l’esprit et du cœur. C’est faux. Deux êtres humains amarrés l’un près de l’autre sont comme deux vaisseaux secoués par les vagues ; les coques se heurtent et gémissent.
L’amour est à nos cœurs ce que les vents sont à la mer. Ils y excitent souvent des tempêtes, cela est vrai ; ils causent même quelquefois des naufrages. Mais aussi les vents seuls la rendent navigable.
Dans sa première passion, la femme aime son amant, – et dans toutes les autres, tout ce qu’elle aime est l’amour.
Le cœur d’une femme est un océan de secret.

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