L’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches et j’ai ma dignité moi !
Écrivain · 1894-1961L’amour c’est l’infini mis à la portée des caniches et j’ai ma dignité moi !
Écrivain · 1894-1961Partager sur
Source vérifiée
Voyage au bout de la nuit, p. 17
Une âme fière et honnête, qui a connu les passions fortes, les fuit, les craint, dédaigne la galanterie ; comme l’âme qui a senti l’amitié, dédaigne les liaisons communes et les petits intérêts.
C’est difficile d’arriver à l’essentiel, même en ce qui concerne la guerre, la fantaisie résiste longtemps.
On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresses.
L’honneur, c’est la conscience, mais la conscience exaltée. C’est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu’à la plus pure élévation et jusqu’à la passion la plus ardente.
Je ne suis faite que pour cela, souillée, méprisée, déshonorée, mais qu’importe ! Je serai la plus fière et la plus heureuse des femmes.
Ayez de l’orgueil dans la limite de la dignité. Ayez de la fierté dans la limite du respect de votre personne. Ayez le sens de l’émulation tout en arrachant de votre cœur la racine de la jalousie.
N’oublie jamais, chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité !
Lorsqu’on est bafoué, nié, on se forge une carapace, que certains appelleront courage, et d’autres, orgueil ; mais quel que soit son nom, cette carapace permet de sauver ce morceau de dignité qui assure la passerelle entre soi et le reste des humains.
La peur. L’envers et l’endroit de la guerre.
Une personne de qualité
Ravit mon âme ;
Elle a de la beauté,
J’ai de la flamme ;
Mais je la blâme
D’avoir de la fierté.