L’amitié double les joies et réduit de moitié les peines.
1561-1626Source : Essais
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
L’amitié double les joies et réduit de moitié les peines.
1561-1626Source : Essais
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Les joies de l’amitié l’emportent parfois par leur délicatesse sur celles de l’amour.
L’amour gagne à se doubler d’amitié ; à imiter l’amour, l’amitié peut tout perdre.
Une souffrance partagée est diminuée de moitié alors qu’une joie partagée est doublée.
L’amitié diminue lorsqu’il y a trop de bonheur d’un côté et trop de malheur de l’autre.
L’amitié se donne alors que l’amour se gagne.
L’envie est détruite par la véritable amitié, et la coquetterie par le véritable amour.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s’unissent. L’amitié se nourrit de services, elle en produit ; l’amour veut des sacrifices qui vont jusqu’à tout abandonner, même la vie, pour l’être aimé.
L’estime est plus flatteuse que l’amitié, et que l’amour même : elle captive mieux les ceours et ne fait jamais d’ingrats.
[L’amitié] naît d’une mutuelle estime et s’entretient moins par les bienfaits que par l’honnêteté.
L’amitié est l’accord parfait de deux sensibilités.

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