L’absence. Le lit comme un désert. J’ai mesuré la durée de mon sommeil à l’étendue qui nous sépare.
Source : L’État du ciel (2013)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
L’absence. Le lit comme un désert. J’ai mesuré la durée de mon sommeil à l’étendue qui nous sépare.
Source : L’État du ciel (2013)
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Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords.
Je n’avais pas dormi depuis quarante-huit heures, ou plutôt j’avais sommeillé en permanence pendant cette interminable durée brumeuse de voyage ininterrompu, où, dans des heures égales, les jours ne se différenciaient pas des nuits.
Les songes sont les oasis du désert du sommeil.
Le sommeil, aventure sinistre de tous les soirs.
Un peu de sommeil vous remet de bien des choses.
Dès que tu fermes les yeux, l’aventure du sommeil commence.
Oh ! Regarder l’amant dormir : un dessert pour insomniaque.
Non, je ne peux plus les voir dormir. Le sommeil écrasant qui les emporte ressemble trop à l’autre sommeil. Ces visages détendus ou crispés, ces faces couleur de terre, j’ai vu les pareils, autour des tranchées et les corps ont la même pose, qui dorment éternellement dans les champs nus.
Le meilleur moyen de s’endormir est de s’imaginer qu’il est l’heure de se lever.
Dormir, c’est du temps perdu. Dormir me fait peur. C’est une forme de mort.

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