Si les traits, l’anatomie, et la configuration suivent une évolution parallèle, pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’idiome musical – dès lors que l’harmonie est une science aussi objective que la chimie ?
1916-2013Si les traits, l’anatomie, et la configuration suivent une évolution parallèle, pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’idiome musical – dès lors que l’harmonie est une science aussi objective que la chimie ?
1916-2013Partager sur
Source secondaire
Space Opera (1965), chapitre 3, p. 47
Cette référence a été relevée par Wikiquote. Nous ne l’avons pas encore confrontée à l’édition imprimée.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La musique n’a pour ainsi dire point de réalité ; elle n’imite pas, elle exprime. La musique est à la fois une science comme l’algèbre, et un langage psychologique auquel les habitudes poétiques peuvent seules faire trouver un sens.
Je me demandais si la musique n’était pas l’exemple unique de ce qu’aurait pu être — s’il n’y avait pas eu l’invention du langage, la formation des mots, l’analyse des idées — la communication des âmes.
Il en est de l’esprit comme de la musique ; plus on l’entend, plus on exige de subtiles nuances.
Chaque instrument a bien évidemment une voix différente. Chacun a sa propre voix. Et ensuite, il y a la mienne, et c’est très intéressant de voir ce mélange de voix entre l’instrument et l’instrumentiste.
La musique de Mozart est si intéressante par elle-même, qu’on s’était habitué à l’admirer pour sa forme et pour son charme, sans songer à autre chose ; Gounod sut y voir l’union intime du mot et de la note, la concordance absolue des moindres détails du style avec les nuances les plus délicates du sentiment.
À la rigueur, le contenu dialectique est changeant avec le progrès des sciences, car en un certains sens, ce contenu est la science elle-même.
Le rock pur et dur est mort le jour ou Elvis est parti à l’armée. Ensuite, au fil du temps, il y a eu les mutations naturelles de la musique qui est en perpétuel mouvement, mais je suis fidèle à un esprit, une philosophie musicale.
Le déraisonnable de l’opéra réside dans le fait qu’on y utilise des éléments rationnels, qu’on y cherche une certaine matérialité et un certain réalisme, alors que la musique anéantit tout cela.
Il n’est pas de culture à l’intérieur de laquelle chacun ne se sente « différent » des autres et ne pense les « différences » comme légitimes et nécessaires.
L’harmonie est la poésie de l’ordre.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.