Tout sied bien aux belles, on souffre tout des belles.
Dramaturge, 1622-1673 Image : Pierre Mignard I, Domaine public, Wikimedia Commons Tout sied bien aux belles, on souffre tout des belles.
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Source vérifiée
Le Bourgeois gentilhomme (1670), acte III, scène 9, Cléonte
Cléonte Oui, elle est capricieuse, j’en demeure d’accord; maistout sied bien aux belles, on souffre tout des belles.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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La douleur trop contrainte aisément se redouble.
Ce sont des douceurs exquises que des louanges éclairées.
Si ce n’est pas de l’amour que ce que je sens maintenant, qu’est-ce donc que ce peut être ?
Lorsqu’on est une fois résolu sur la chose, s’arrête-t-on sur le temps ?
L’on ne tarde guère à profiter du chagrin et de la colère que donne à l’esprit d’une femme la contrainte et la servitude.
Apprenez qu’en effet
Le cocuage n’est que ce que l’on le fait ;
Qu’on peut le souhaiter pour de certaines causes,
Et qu’il a ses plaisirs comme les autres choses.
Le mariage est une chaîne où l’on ne doit jamais soumettre un cœur par force.
De tout ce noble orgueil, qui nous seyait si bien,
On est bien descendu, dans le siècle où nous sommes
Et l’on en est réduite à n’espérer plus rien,
À moins que l’on se jette à la tête des hommes.
De semblables erreurs, quelque jour qu’on leur donne,
Touchent des endroits délicats,
Et la raison bien souvent les pardonne,
Que l’honneur et l’amour ne les pardonnent pas.
Laissons raisonner les sots
Sur le vrai bonheur de la vie ;
Notre philosophie
Le met parmi les pots.

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