Nous sommes tous victimes de quelque chose, ne fût-ce que d’être en vie.
Poète, 1947-2024Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Nous sommes tous victimes de quelque chose, ne fût-ce que d’être en vie.
Poète, 1947-2024Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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De nos jours, on survit à tout sauf à la mort.
Nous sentons l’urgence de tout ce que nous vivons sur fond de notre propre mort.
Tout le monde s’habitue. C’est dans la nature humaine. On s’habitue à voir l’inhabituel, on s’habitue à vivre des choses dérangeantes, on s’habitue à voir des gens souffrir, on s’habitue nous-mêmes à la souffrance. On s’habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s’habitue, ça nous sauve.
Il n’y a qu’avec les gens avec qui nous créons la vie qu’on peut parler de la mort et anéantir les visions de destruction. Jusqu’à leurs souvenirs même.
Chacun de nous quitte la vie avec le sentiment qu’il vient à peine de naître.
Toute notre vie est souffrance. Naître, c’est souffrir. Vieillir, c’est souffrir. Perdre l’amour, c’est souffrir. Mourir, c’est souffrir…
On se bat toute sa vie pour qu’on vous trouve bien, et au moment où ça arrive, on est submergé…
On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n’y a que la mort qui vous échappe… Et encore !
On se cache et l’on ment. N’ayant pu prévenir le vice, nous voici déjà dans le cas de le punir : voilà les misères de la vie humaine, qui commencent avec ses erreurs.
Je suppose que c’est bel et bien une tragédie, parfois, de se sentir obligé d’être celui qu’on est.

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