Tous les désordres, toutes les guerres qu’on voit dans le monde, n’arrivent que pour n’apprendre pas la musique.
Dramaturge · 1622-1673 Image : Pierre Mignard I · Domaine public · Wikimedia Commons Tous les désordres, toutes les guerres qu’on voit dans le monde, n’arrivent que pour n’apprendre pas la musique.
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Source vérifiée
Le Bourgeois gentilhomme (1670), acte I, scène 2, Maître de musique
Maître de musiqueTous les désordres, toutes les guerres qu’on voit dans le monde, n’arrivent que pour n’apprendre pas la musique.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
On sépare toujours le mauvais usage d’avec l’intention de l’art.
Le devoir de la comédie étant de corriger les hommes en les divertissant, j’ai cru que, dans l’emploi où je me trouve, je n’avais rien de mieux à faire que d’attaquer par des peintures ridicules les vices de mon siècle.
La guerre est une belle chose ; mais, ma foi, la cour récompense bien mal aujourd’hui les gens de service comme nous.
On s’en défend d’abord ; mais de l’air qu’on s’y prend
On fait connaitre assez que notre cœur se rend.
Quand on ne prend en dot que la seule beauté,
Le remords est bien près de la solennité ;
Et la plus belle femme a très peu de défense
Contre cette tiédeur qui suit la jouissance.
Si notre esprit n’est pas sage à toutes les heures,
Les plus courtes erreurs sont toujours les meilleures.
Toute personne simple aux leçons est docile ;
Et, si du bon chemin on la fait écarter,
Deux mots incontinent l’y peuvent rejeter.
La musique est accoutumée à ne point faire ce qu’on veut.
C’est se taxer hautement d’un défaut, que se scandaliser qu’on le reprenne.
Entre amis, on ne va pas se piquer pour si peu de chose.

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