Il n’est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art.
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Il n’est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art.
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Source vérifiée
Petits Poèmes en prose (Le Spleen de Paris) (1869), Texte entier
Il n’est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude: jouir de la foule est un art; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé dans son berceau le goût du travestissement et du masque, la haine du domicile et la passion du voyage.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Le théâtre ne peut jamais être considéré comme un art d’agrément… Car ce qui est en jeu, ce n’est pas l’agrément de celui qui l’exerce, mais bien précisément le plaisir de ceux qui en sont les spectateurs.
L’art n’est pas fait pour troubler l’ordre public, mais les esprits.
Le théâtre en tant que forme d’art ne peut pas disparaître, pour la simple raison que les gens en ont besoin.
Il y a un utile et un inutile en art. La majorité du public ne ressent pas cela, envisageant l’art comme une distraction.
L’art est un jeu. Tant pis pour celui qui s’en fait un devoir !
Que de beauté l’art n’offre-t-il pas ! À condition de pouvoir retenir ce qu’on a vu, on n’est jamais vide ou vraiment solitaire, mais jamais seul.
Aucune œuvre d’art n’est assez forte pour survivre à la surdité de ceux qui l’écoutent.
Ce que le public réclame, c’est l’image de la passion, non la passion elle-même.
Il n’y a rien de plus réellement artistique, que d’aimer les gens.
Jouer dans des films, c’est comme être dans un cirque. Il y a beaucoup de gens, des camions, de la nourriture gratuite, des représentations et parfois des applaudissements.

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