Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Poésies nouvelles (1850), La Nuit de mai
… Quelque ennui solitaire Te ronge; quelque chose a gémi dans ton cœur; Quelque amour t’est venu, comme on en voit sur terre, Une ombre de plaisir, un semblant de bonheur. Viens, chantons devant Dieu; chantons dans tes pensées, Dans tes plaisirs perdus, dans tes peines passées;Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu.Éveillons au hasard les échos de ta vie, Parlons-nous de bonheur, de gloire et de folie, Et que ce soit un rêve, et le premier venu. Inventons quelque part des lieux où l’on oublie; Partons, nous sommes seuls, l’univers est à nous. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Nous nous embrassons. Et c’est comme si nous oublions le monde.
Laisse-moi, mon Stell, laisse-moi, sur ton amoureuse bouche, cueillir le monde et les cieux dans un baiser !
Avec certains êtres, très rares, il faudrait ne pas parler. Il faudrait tout de suite être dans les bras, caresser le visage, les paupières, les joues, les lèvres, les effleurer d’un doigt, lentement d’abord, puis dans un baiser, passionnément. S’embrasser. S’étreindre. Les mots sont inutiles. Les mots viendraient plus tard confirmer ce que les corps ont su dès les premiers instants.
Qu’un long amour m’assure tes attraits ; Qu’un long baiser nous unisse à jamais.
Il suffit d’un baiser pour apprendre l’amour.
Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce ? Un serment fait d’un peu plus près, une promesse plus précise, un aveu qui veut se confirmer, un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer ; c’est un secret qui prend la bouche pour oreille.
En amour, tel mot, dit tout bas, est un mystérieux baiser de l’âme à l’âme.
Le premier baiser qu’on obtient d’une femme est comme le premier cornichon qu’on parvient à extraire du bocal. Le reste vient tout seul.
Quatre lèvres douces, deux âmes pures, et une affection indéfectible, voilà les beaux ingrédients de l’amour pour un baiser.
Nuit de juin ! Dix-sept ans !
On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête… On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite, là, comme une petite bête…

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.