Pour moi, la torture serait de regarder le sport à la télévision.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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La violence à la télévision, ça donne envie de tout casser. Sauf, hélas, la télévision.
La télé voyeuse, celle qui lorgne par le trou de la serrure, celle qui fait son beurre de la détresse morale, de la misère sexuelle, celle qui filme les désœuvrés de la télé-réalité comme des rats de laboratoire, ne sera jamais la mienne.
Si vous interrogez les spectateurs, ils diront qu’ils aiment regarder la violence, mais en réalité, ils aimeraient faire l’expérience de cette violence.
Ce n’est pas nier à la télévision son pouvoir et ses mérites que de porter parfois son regard ailleurs.
La télévision c’est le monde à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre.
Le sport fait battre le cœur de tous les jeunes Américains, mais je crois que je consacrerai ma vie à l’art et au théâtre.
Signaler l’intérêt philosophique d’un livre qui célèbre le football a en effet toutes les chances d’apparaître comme une provocation déplacée à une époque où le mépris des sentiments et des passions populaires est devenu un métier et passe pour une vertu.
Ce qui m’excite le plus, c’est quand un entraîneur appelle un temps mort et mâche son attaquant parce que je viens de lui tremper la tête.
Il faut pratiquer un sport, peu importe lequel, pour acquérir la force morale de faire face à la vie en adulte et non en victime.
Pour moi, le cinéma est une expérience passionnante et périlleuse parce que j’essaie de trouver une écriture vivante, entre le hasard et le travail.

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