Pour moi, la non-violence n’était pas un principe moral mais une stratégie ; il n’y a aucune bonté morale à utiliser une arme inefficace.
1918-2013Pour moi, la non-violence n’était pas un principe moral mais une stratégie ; il n’y a aucune bonté morale à utiliser une arme inefficace.
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Un long chemin vers la liberté : autobiographie
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La non-violence ne consiste pas à renoncer à toute lutte réelle contre le mal. C’est au contraire, contre le mal, une lutte plus active et plus réelle que la loi du talion.
Pratiquer la non-violence dans les affaires banales, c’est connaître sa vraie valeur.
Nous ne désirons pas d’armes, car la violence engendre la violence. Mais parfois nous pensons que la paix suscite autant de virulence.
Il ne serait pas exagéré de définir la violence comme une force faible.
L’indignation morale ne lutte pas contre le mal au sens concret du terme. La légalité seule permet de sanctionner, c’est pourquoi je prétends que le plus sage, si l’on veut réduire les maux terrestres, consiste, comme le disait Kant, à favoriser un progrès de la légalité : la moralité suivra et non le contraire.
Mais je vous en prie, refusez la violence. L’œuvre la plus honorable, la plus digne d’admiration qu’un peuple ou une nation puisse accomplir, c’est de réaliser ses aspirations en agissant dans la discipline et la non-violence.
On me dit prêchant la violence, je réponds que c’est un mensonge. Je ne suis pas pour la violence gratuite, mais pour la justice.
Toute réforme imposée par la violence ne corrigera nullement le mal : la sagesse n’a pas besoin de la violence.
La violence n’est pas innée chez l’homme. Elle s’acquiert par l’éducation et la pratique sociale.
La vengeance n’est pas un mobile ignoble lorsqu’elle sert à des fins utiles.

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