Les jeunes gens n’ont souvent pas d’autres armes que leur silence et leur mépris.
Écrivaine, 1939-2021Les jeunes gens n’ont souvent pas d’autres armes que leur silence et leur mépris.
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Le jour est noir: suivi de L'Insoumise
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La jeunesse une fois passée, il est rare qu’on reste confiné dans l’insolence.
Ce n’est pas la violence de quelques-uns qui me fait peur, c’est le silence du plus grand nombre.
Posséder sa jeunesse fait ignorer la jeunesse.
La jeunesse trouve la révolte en elle-même, quand elle ne la trouve pas près d’elle.
La jeunesse, ce n’est ni la force, ni la souplesse, ni même la jeunesse comme tu disais : c’est la passion pour l’inutile.
L’ignorance n’a pas de pudeur : elle a l’habitude très fréquente de suppléer par la violence et l’audace à ce qui lui manque naturellement.
La violence exerce un phénomène d’aimantation. Notamment chez des jeunes en mal identitaire, cela crée le sentiment d’une mission, d’un statut, d’une reconnaissance.
Et la jeunesse ? C’est sentir la folie du monde adulte et la refuser. C’est croire aux vertus de la parole, au profond désir de paix.
La jeunesse est un temps pendant lequel les conventions sont, et doivent être, mal comprises : ou aveuglement combattues, ou aveuglement obéies.
Les gens vivent sans souffler mot de peur d’avoir à garder le silence !

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