Je n’ai jamais mieux compris combien le bonheur était indépendant du luxe, et combien on en achète davantage avec un denier de cuivre qu’avec une bourse d’or, quand on sait le trouver où Dieu l’a caché.
Poète, 1790-1869Je n’ai jamais mieux compris combien le bonheur était indépendant du luxe, et combien on en achète davantage avec un denier de cuivre qu’avec une bourse d’or, quand on sait le trouver où Dieu l’a caché.
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Source vérifiée
Les Confidences (1849), livre 9
… Quelques grains de cuivre, petite monnaie du peuple à Naples, suffisaient par jour à ma dépense.Je n’ai jamais mieux compris combien le bonheur était indépendant du luxe, et combien on en achète davantage avec un denier de cuivre qu’avec une bourse d’or, quand on sait le trouver où Dieu l’a caché.
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Comme les richesses de ce monde sont périssables, il n’y a rien de solide que la vertu et le bonheur.
Je possédais ce que l’argent ne pouvait pas acheter mais juste détruire. Le bonheur. Mon bonheur, en tout cas le mien. Avec ses défauts. Ses banalités. Ses petitesses. Mais le mien.
J’ai compris que, même pauvre et nécessiteux aux regards du monde, on peut s’enrichir en Dieu et que ce trésor-là, nul ne peut vous l’enlever.
L’argent ne fait pas le bonheur. C’est même à se demander pourquoi les riches y tiennent tant.
Ce n’est pas tant d’être riche qui fait le bonheur, c’est de le devenir.
Le bonheur, cet objet de nos désirs, mais qui fuit et repousse la grandeur et les richesses, serait-il donc obscurément attaché à la médiocrité en tout genre ?
Il me semble qu’à égalité d’esprit et de lumières, l’homme né riche ne doit jamais connaître aussi bien que le pauvre, la nature, le cœur humain et la société. C’est que, dans le moment où l’autre plaçait une jouissance, le second se consolait par une réflexion.
La porte du bonheur est la possession d’un trésor, la voie qui mène au trésor est la peine qu’on y prend.
Le bonheur ne consiste ni dans la gloire, ni dans la puissance, ni dans la richesse, mais seulement dans la paix de la conscience et la soumission à Dieu.
Pourquoi chercher désespérément la clef du bonheur alors que, de toute façon, la serrure n’a jamais existé.

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