L’évolution n’est pas une simple éclosion sans peine et sans lutte, comme celle de la vie organique, mais le travail dur et forcé sur soi-même.
1770-1831L’évolution n’est pas une simple éclosion sans peine et sans lutte, comme celle de la vie organique, mais le travail dur et forcé sur soi-même.
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La Raison dans l'histoire : introduction à la philosophie de l'histoire
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Evolution n’est pas révolution. Pourquoi serait-ce de la rébellion ?
Ce sont les épreuves qui nous forcent à évoluer et à nous surpasser. Il n’y a pas de chemin intéressant sans grandes difficultés.
On ne naît pas tous fragiles, dans la plupart des cas la vie se charge bien assez comme ça de nous torpiller.
Il ne faut pas uniquement intégrer. Il faut aussi désintégrer. C’est ça la vie. C’est ça la philosophie. C’est ça la science. C’est ça le progrès, la civilisation.
Ne voit-on pas que, selon l’idée même de synthèse, la vie serait irréductible à la matière et la conscience humaine irréductible à la vie ?
La vie éternelle ne commence-t-elle pas lorsque la dépouille se dissout, se laisse avaler par la terre, digérer par elle, et retourne ainsi dans le grand cycle de la nature ?
La vie bonne, c’est celle qui recueille, passe au crible et rend utilisables pour l’espèce le plus grand nombre d’expériences, et qui contribue ainsi le plus efficacement au développement collectif.
La vie, c’est le renouveau constant, c’est la lutte.
La morale de l’homme n’avançait pas aussi vite que sa science. L’humanité n’était pas assez évoluée spirituellement pour assumer la puissance qu’elle s’était arrogée.
Si les créations ne sont pas un acquis, ce n’est pas seulement que, comme toutes choses, elles passent, c’est aussi qu’elles ont presque toute leur vie devant elles.

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