Dieu ne s’offre que dans l’anéantissement de l’esprit. La nuit intérieure est préalable à toute contemplation de Dieu.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Plus nous ouvrons les yeux, plus la nuit est profonde ;
Dieu n’est qu’un mot rêvé pour expliquer le monde,
Un plus obscur abîme où l’esprit s’est lancé.
La nuit venue, l’athée cède presque à la tentation de croire en Dieu.
Si beau que soit l’ostensoir, ce n’est qu’au moment où on ferme les yeux qu’on sent passer Dieu.
Si la nuit est Satan, si la lumière est Dieu, à la tombée du jour, dieu n’est plus qu’une anecdote.
Dieu est à la fois l’objet du regard et le mystère du non-regard. En vérité pourtant, ni le regard de l’homme ne l’atteint, ni son non-regard, ni son agir, ni son cesser d’agir. Dieu est l’Au-delà.
Dieu est une mèche discrète qui, par toi, sera clarté ; car elle attend, sous le verre, le geste de feu qui en fera ta lampe.
Où n’atteint pas l’œil de l’homme pénètre le regard de Dieu.
Dieu est l’ombre de la conscience projetée sur le champ de l’imagination.
Le Sommeil est un état de divinité. Celui qui dort est un Dieu.
Dieu a rendu le travail et le repos, comme le jour et la nuit, alternatifs pour l’homme : la rosée du sommeil, tombant à propos avec sa douce et assoupissante pesanteur, abaisse nos paupières.

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