Ce qui est bon pour les animaux ne l’est pas pour l’homme, et encore moins pour la femme.
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L’homme se distingue des autres animaux surtout en ceci : il est le seul qui maltraite sa femelle, méfait dont ni les loups ni les lâches coyotes ne se rendent coupables, ni même le chien dégénéré par la domestication.
À bien dire, ce qu’il y a de meilleur dans l’homme, c’est le chien.
D’emblée, on aime les animaux tels qu’ils sont, sans songer à vouloir les changer.
Chose étrange ! On apprend la tempérance aux chiens, et l’on ne peut l’apprendre aux hommes !
L’éternel masculin et l’éternel féminin sont, pour une large part, l’œuvre des contingences sociales, et rien n’est plus malaisé que de démêler, dans l’empreinte sexuelle, ce qui appartient en propre à l’animal masculin et à l’animal féminin.
Ce qu’il faut changer est simple : il convient de cesser de traiter les animaux comme des ressources, reconnaître la valeur intrinsèque de toute vie animale, et accorder à tout animal non humain sensible le statut juridique de personne non humaine.
C’est un mythe que le mâle soit fait pour compléter la femme dans le mariage. Il n’y a que dans l’accouplement qu’ils ne se dépossèdent pas, parce qu’ils agissent en bêtes.
La beauté du corps est un avantage digne des animaux si l’intelligence ne la relève.
Il n’y a pas de différence fondamentale entre l’homme et les animaux dans leur capacité à ressentir du plaisir et de la douleur, du bonheur et de la misère.
L’homme ne peut rien rencontrer de meilleur que la femme quand elle est bonne, mais rien de pire quand elle est mauvaise.

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