L’amitié d’un seul homme raisonnable vaut mieux que celle de tous les gens déraisonnables ensemble.

Source : Fragments
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Il n’y a peut-être pas d’homme assez parfait pour ne pas donner quelquefois sujet à son ami de se repentir de lui avoir donné son amitié et sa confiance.
L’amitié, pour lui, se mesurait à ce que les hommes font et endurent les uns pour les autres, non à ce dont ils se réjouissent ensemble.
[L’amitié] naît d’une mutuelle estime et s’entretient moins par les bienfaits que par l’honnêteté.
L’amitié est un bien supérieur à toutes les vertus.
L’amitié permet, à deux, d’obtenir ce que seul on n’atteint pas : un degré supérieur d’être.
L’estime est plus flatteuse que l’amitié, et que l’amour même : elle captive mieux les ceours et ne fait jamais d’ingrats.
Un ami dans la vie est très bien ; deux, c’est beaucoup ; trois, c’est à peine possible. L’amitié nécessite un certain parallélisme dans la vie, une communauté de pensée, une rivalité de but.
Un homme en pleine communion de sentiments avec un autre est pour lui un ami plus précieux à posséder que tous les parents du monde.
Ce que les hommes ont nommé amitié n’est qu’une société, qu’un ménagement réciproque d’intérêts, et qu’un échange de bons offices ; ce n’est enfin qu’un commerce où l’amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.
L’amitié ne saurait exister entre deux êtres parfaitement identiques.

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