Il n’y a rien de mal à aimer la Beauté. Mais la Beauté – à moins d’être alliée à quelque chose de plus profond – est toujours superficielle.

Il n’y a rien de mal à aimer la Beauté. Mais la Beauté – à moins d’être alliée à quelque chose de plus profond – est toujours superficielle.

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Le maître des illusions
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On dit parfois que la beauté n’est que superficielle, cela peut être, mais tout au moins elle est moins superficielle que la Pensée. Pour moi, la Beauté est la merveille des merveilles. Il n’y a que les gens bornés qui ne jugent pas sur l’apparence.
Dans ce séjour de la raison, la beauté n’est pas étrangère, ni sans empire ; le levain de la mélancolie y fait souvent fermenter l’amour.
Il n’existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l’on aime ; pas de plus sûr refuge que l’âme secrète et tendre de qui l’on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l’on aime.
L’amour et la beauté sont passagers. Parfois, on y voit poindre de petits instants de bonheur lumineux – et la meilleure chose à faire lorsqu’on tombe sur l’un d’eux, c’est justement de ne rien faire.
La simplicité véritable allie la bonté à la beauté.
Il n’y a rien d’exceptionnel à donner naissance à des choses qui préfigurent le bonheur ou veulent en fixer la beauté.
Si le bonheur ou le malheur va tout nu, il n’est jamais assez visible ! Les gens ne le reconnaissent que lorsqu’ils l’ont emplumé à leurs couleurs.
La différence entre la beauté et la laideur, c’est que la laideur, elle, au moins elle dure !
Malgré la cruauté qui t’entoure, cherche la beauté qui se cache à chaque détour.
Tout est désaccordé. Plus d’ensemble, plus d’unité, plus de beauté.

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