La politique n’étant qu’un enchaînement de conséquences, toute vérité isolée devient un mensonge dans l’ordre social.
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La politique s’apprend à l’école du mensonge.
En politique, on ne flétrit le mensonge d’hier que pour flatter le mensonge d’aujourd’hui.
L’homme politique qui prétend ne jamais avoir menti ne fait qu’un mensonge de plus.
On ne satisfait les rêves que par le mensonge, la duperie. La politique ne réussit que par duplicité.
La notion de parti peut très bien aller sans la démocratie. Cela arrive quand un parti ou un groupe d’hommes s’imagine détenir la vérité absolue. C’est pourquoi l’Assemblée et les députés ont besoin aujourd’hui d’une cure de modestie.
La politique est l’art d’oublier que la véritable sincérité ne consiste pas à dire tout ce que l’on pense, mais à penser tout ce que l’on dit.
Une des graves difficultés de la politique est l’obligation de gouverner avec des idées tenues pour vraies par les multitudes alors que ces idées sont erronées.
Hypocrisie, la politesse, disent les impolis pour se justifier. Mais il ne tient qu’à eux de la rendre sincère. La politesse qui n’est que politique prouve déjà une délicatesse dans la ruse. On ne justifie pas l’impolitesse par le souci de sincérité.
En politique toute faute est un crime.
La vérité jaillira de l’apparente injustice.

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