La paix européenne a cessé d’être une utopie du jour où la guerre est devenue un contre-sens.
Écrivain, 1802-1881La paix européenne a cessé d’être une utopie du jour où la guerre est devenue un contre-sens.
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Bon sens, bonne foi 1848, 24 février3 avril
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Paix trompeuse nuit plus que guerre ouverte.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les promoteurs de la construction européenne avaient comme objectif avoué de créer dans une Europe ravagée par deux guerres civiles sanglantes au cours du XXe siècle les conditions d’une paix durable.
Les amis de la paix ne sont pas les meilleurs ennemis de la guerre.
Les guerres surviennent toujours entre deux états de paix. Alors, supprimons la paix et nous n’aurons plus de guerre.
Nous sommes une civilisation qui sait faire la guerre, mais qui ne sait plus faire la paix.
La guerre ne dispense pas de se comporter décemment. Elle l’exige même, encore plus qu’en temps de paix.
Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l’homme contre la nature, de l’esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité.
Il n’y a de paix possible qu’après la guerre.
Ce qu’il est convenu d’appeler la civilisation ne modernise pas la guerre par un involontaire contre-coup, tout au contraire c’est à la guerre qu’elle emprunte les découvertes dont la modernité s’empanache.
La guerre ? Un constant d’échec.

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